Le prix de la fourniture
C'est la ligne la plus visible et la plus commentée, mais elle ne vaut
que rapportée à votre profil. Un prix affiché comme imbattable en heures
creuses n'a aucun intérêt pour un commerce qui consomme de dix heures
à dix-neuf heures. Nous consultons sur votre courbe de charge réelle,
relevée sur les douze derniers mois auprès du gestionnaire de réseau.
La structure tarifaire
Deux postes horaires ou cinq, avec ou sans saisonnalité : le découpage
change complètement le montant final à consommation identique. Une
boulangerie qui cuit à quatre heures du matin et une salle de sport
ouverte jusqu'à vingt-deux heures n'ont rien à faire sous la même
structure, même si elles consomment le même nombre de mégawattheures
sur l'année.
La puissance souscrite
C'est le levier le plus souvent oublié, et l'un des plus rentables.
Beaucoup d'entreprises paient une puissance dimensionnée pour un
équipement qui n'existe plus. La réduire fait baisser à la fois
l'abonnement et la part fixe du TURPE, tous les mois, sans rien
changer à l'exploitation. À l'inverse, une puissance trop juste
déclenche des pénalités de dépassement qui coûtent plus cher que
l'économie visée : le bon calage se lit sur la courbe, pas au jugé.
La durée d'engagement
Un, deux ou trois ans. Une durée longue verrouille un prix, ce qui
protège d'une hausse mais interdit de profiter d'une baisse. Une durée
courte laisse la main mais impose de revenir sur le marché plus souvent.
Le bon arbitrage dépend du niveau des prix au moment de la signature
et de votre capacité à absorber une variation.
Les lignes exceptionnelles
Énergie réactive, dépassements de puissance, régularisations après
relevé réel. Ces lignes n'apparaissent pas tous les mois, ce qui les
rend faciles à ignorer. Sur douze mois, elles pèsent parfois davantage
que la remise obtenue sur le kilowattheure. Nous les reprenons une par
une sur les factures que vous nous transmettez, et nous vous disons
lesquelles se corrigent sans changer de fournisseur.