Le prix de la molécule
C'est la seule ligne sur laquelle la concurrence joue, et elle se cote
sur les marchés de gros. Son niveau bouge tous les jours : la même
consultation menée à quinze jours d'intervalle ne donne pas le même
résultat. C'est pourquoi nous ne travaillons pas sur des grilles
tarifaires figées mais sur des cotations datées, valables quelques jours.
La classe de consommation
Votre palier T1, T2, T3 ou T4 détermine à la fois votre abonnement et
votre tarif d'acheminement. Il est calé sur votre volume annuel, et il
ne se met pas à jour tout seul. Un restaurant qui a doublé sa salle,
un atelier qui a arrêté une ligne de production : dans les deux cas la
classe peut être devenue fausse, et la correction se demande.
La consommation annuelle de référence
C'est l'estimation sur laquelle vos factures intermédiaires sont
calculées entre deux relevés réels. Quand elle est trop basse, vous
payez peu toute l'année puis vous encaissez une régularisation brutale ;
trop haute, vous avancez de la trésorerie au fournisseur pendant des
mois. La recaler ne fait pas baisser le prix du gaz, mais elle supprime
les mauvaises surprises et rend le budget lisible.
La durée d'engagement
Un, deux ou trois ans. Une durée longue verrouille un prix, ce qui
protège d'une hausse mais interdit de profiter d'une baisse. Une durée
courte laisse la main mais impose de revenir sur le marché plus souvent.
Le gaz étant plus volatil que l'électricité, cet arbitrage y pèse
davantage.
La saisonnalité réelle
Un site qui ferme l'été, une exploitation qui ne sèche que trois
semaines par an, un bâtiment chauffé d'octobre à avril : ces profils
très marqués se négocient mieux quand ils sont annoncés. Un fournisseur
qui connaît la forme de votre consommation prend moins de risque sur son
approvisionnement, et le répercute. Encore faut-il que la consultation
le lui dise, ce qu'une demande standard ne fait pas.